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    Bonus-malus auto : comment ça marche vraiment

    Par L'équipe Varel· 7 min de lecture·

    Le bonus-malus est un mécanisme légal mais mal compris. Comment se calcule-t-il, quels sont les plafonds, comment redevenir « normal » après un malus ? Toutes les réponses.

    01. Le coefficient de réduction-majoration (CRM) en 60 secondes

    Le CRM est un coefficient appliqué à la prime de référence de votre contrat auto. Il démarre à 1,00 quand vous prenez votre premier contrat. Sans sinistre responsable, il descend de 5 % par an, jusqu'à un plancher de 0,50 (atteint après 13 ans sans sinistre).

    Chaque sinistre responsable majore le coefficient de 25 %. En cas de partage de responsabilité 50/50, la majoration est de 12,5 %. Le plafond légal est fixé à 3,50, soit une prime majorée de 250 % par rapport à la référence.

    Au-delà de 3,50, l'assureur peut refuser de vous assurer. En dernier recours, le BCT (Bureau Central de Tarification) peut imposer un assureur, mais à des conditions tarifaires lourdes.

    02. Le bonus suit le conducteur, pas la voiture

    Votre coefficient bonus-malus est attaché à votre personne, pas à votre véhicule ni à votre contrat. Si vous changez de voiture ou d'assureur, votre coefficient vous suit. C'est le « relevé d'information » que l'ancien assureur doit vous remettre dans les 15 jours suivant la résiliation.

    Pour un couple co-assuré sur un même véhicule : chacun construit son propre bonus en fonction de sa qualité de conducteur principal ou secondaire. C'est pourquoi déclarer un conducteur secondaire (un conjoint, un enfant) ne lui constitue pas de bonus à son nom — il faut un contrat individuel.

    03. La descente rapide : redevenir normal après un malus

    Bonne nouvelle : 2 ans complets sans aucun sinistre responsable suffisent à vous ramener à un coefficient de 1,00, peu importe votre malus précédent. C'est la règle de la « descente rapide ».

    Cela signifie qu'un coefficient de 2,50 ou 3,00 acquis suite à plusieurs sinistres se réinitialise complètement après 24 mois propres. La perspective est donc claire : pendant 2 ans, vous payez une prime majorée chez un assureur acceptant les profils malussés, puis vous redemandez des devis standards.

    Notre cabinet vous accompagne sur ces deux phases : choix d'un assureur spécialisé risques aggravés à l'instant T, puis remise en concurrence dès le 25e mois sans sinistre.

    04. Jeunes conducteurs : la surprime n'est pas le malus

    La surprime jeune conducteur est distincte du bonus-malus. Elle est encadrée par la loi : majoration jusqu'à 100 % la première année, 50 % la deuxième, 25 % la troisième. À partir de la quatrième année (ou si vous avez fait l'AAC, dès la troisième), la surprime disparaît totalement.

    Important : la surprime varie fortement d'un assureur à l'autre. La loi fixe un plafond (100 %) mais pas un plancher. Certains assureurs appliquent +30 %, d'autres +100 %. Sur une prime de 800 €, l'écart annuel peut atteindre 560 €.

    05. Sinistres responsables : qu'est-ce qui compte ?

    Tous les sinistres ne génèrent pas de malus. Ne sont concernés que les sinistres responsables, c'est-à-dire ceux où votre responsabilité est engagée à 50 % ou plus. Le bris de glace seul, le vol, l'incendie, la catastrophe naturelle ne génèrent pas de malus.

    Cas d'exonération : si vous prouvez que l'accident a été causé par un cas de force majeure ou par la faute exclusive d'un tiers identifié, le sinistre n'est pas comptabilisé. La déclaration au constat amiable est ici déterminante.

    Les sinistres en stationnement avec tiers identifié (autre véhicule en mouvement) ne génèrent pas de malus : c'est le tiers en mouvement qui est présumé responsable.

    À retenir

    Le bonus-malus est un mécanisme transparent mais qui se gère. Conduite prudente, déclaration soignée des constats, choix d'assureur adapté à votre profil : trois leviers que notre cabinet active à votre place.

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